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9 juillet 2020 – La victoire après l’épuisement

24 juin 2020, c’est mon anniversaire, j’ai 36 ans et dans moins de 15 jours je vais accoucher de mon fils par césarienne avec 3 semaines d’avance.

C’est sans compter sur mon karma qui n’a pas toujours été clément avec moi question fertilité. Je reçois à 15h37 un appel de ma gynécologue m’alertant que les résultats de mon IRM pelvienne sont inquiétants : ils dénoncent un risque avéré de rupture utérine et d’hémorragie sévère. 2 risques pour la vie de mon bébé et la mienne.

La césarienne est donc avancée de 10 jours, soit 2 jours plus tard. Je suis sonnée, mon bébé aura 35 SA+6 jours et sera donc considéré comme prématuré. Je n’ai eu aucune contraction, c’est une grossesse parfaite, je suis d’une forme olympique et mon bébé n’a aucune envie de sortir ! Je l’imagine petit, chétif, fragile alors qu’il aurait pu rester au chaud encore quelques jours afin de continuer à grossir et gagner en énergie.

Je sens les larmes couler sur mes joues rougies d’émotion, je ne suis pas prête. Pas encore. C’est trop tôt. Je me ressaisis pourtant et j’accuse le coup : tout va bien se passer.

Le lendemain soir, je rentre à la maternité avec mon homme. Il dort dans ma chambre, sur un lit d’appoint. On nous a annoncé plus tôt dans la journée que la césarienne se ferait sous anesthésie générale. Je ne verrai donc pas mon fils sortir de mon ventre. Son père sera là pour l’accueillir et lui faire son 1er peau à peau. Je digère cette nouvelle information et me convainc que c’est pour le bien de mon fils et le mien. Et savoir que son père sera auprès de lui me rassure.

Jour J. Je suis sereine. On m’a affirmé que mon bébé ne risquait rien durant cette opération et que seul mon cas était à surveiller. Je suis soulagée et confiante. Tout va bien se passer.

8h57. Après ma préparation au bloc opératoire, on m’endort et on m’ouvre aussitôt pour déloger mon fils de son cocon douillet et éviter qu’il ne soit endormi par l’anesthésie. Il va bien, il mesure 44cm pour 2,460kgs. C’est une merveille que je découvrirai plus tard. En attendant, je suis toujours sur la table d’opération, les médecins s’afférant pour retirer le placenta qui peine à se décoller de ma paroi utérine. Il est alors décidé de laisser le placenta dans mon utérus afin d’éviter toute hémorragie. Il se désagrégerait sur les semaines à venir. 30 minutes après la naissance de mon fils, je suis recousue et amenée en salle de réveil.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Un happy end comme on les aime. A croire que moi, je n’aime pas ça.

15 minutes après ma venue en salle de réveil et toujours endormie sous l’effet de l’anesthésie, je fais une hémorragie. Je perds 2 litres de sang et je suis emmenée d’urgence au bloc pour 4 heures d’opération durant laquelle on me ligature les 8 artères et on me « saucissonne » l’utérus. On m’annoncera plus tard que la prochaine étape aurait été l’ablation de ce dernier.

Je ressors anémiée du bloc, avec un mal de chien et une seule envie : faire connaissance avec mon fils. Un vœu qui sera exaucé dans l’après midi avec 10 minutes de peau à peau. Je suis ensuite emmené dans le service de réanimation pour 48h d’observation et une transfusion sanguine.

Au total j’aurai vu mon fils 30 minutes sur les 2 premiers jours de sa vie. Une frustration énorme pour moi alors que je l’attends depuis plus de 4 ans. Autre conséquence non négligeable de cet accouchement douloureux : je ne pourrai probablement pas avoir de deuxième enfant, mon utérus étant trop fragilisé. Je garde néanmoins espoir : l’avenir nous dira si mon fils sera enfant unique ou non.

Je ressors de cette épreuve fatiguée (d’autant plus que j’allaite) et mon conjoint choqué d’avoir cru me perdre, mais nous sommes extrêmement reconnaissants du personnel hospitalier qui a été aux petits soins avec nous tout au long de mon hospitalisation.

Finalement, le parcours pour avoir notre bébé miracle aura été semé d’embûches jusqu’à la fin. Mais si cela était à refaire, j’irais les yeux fermés car quand je regarde mon fils, je me dis que cela en vaut la peine, assurément.

Maintenant j’en suis sûre : tout va bien se passer.

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Quand médecine et psychologie ne font pas bon ménage

34SA+4 jours de grossesse. La lumière au bout du tunnel devient de plus en plus intense, le bonheur de pouvoir serrer notre enfant dans nos bras approche enfin.

Je me rends, confiante, à l’hôpital pour une dernière échographie, celle qui permettra aux médecins de statuer sur la date et les circonstances de ma césarienne (anesthésie locale ou générale ? Quels risques d’hémorragie selon la position du placenta par rapport à ma cicatrice intra utérine?). Dans la salle d’examen, 2 stagiaires, 3 médecins et moi allongée sur la table. Mon bébé bouge bien, je le sens. Je suis sereine.

Les médecins échangent entre eux, je ne comprends pas leur jargon mais je les laisse délibérer. On me demande de faire un IRM pelvienne en complément « pour être sûrs » et de refaire une dernière échographie 10 jours plus tard. Jusqu’ici l’ambiance était rassurante. Jusqu’ici…

C’était juste avant que l’échographe me répète à trois reprises que le placenta est situé dans la zone cicatricielle et qu’il y a des risques non négligeables d’hémorragie. C’était juste avant qu’elle me répète avec insistance qu’il faut que je me prépare au risque éventuel d’une ablation de mon utérus. C’était juste avant qu’elle me demande si je tiens vraiment à avoir d’autres enfants. C’était juste avant que je m’effondre en larmes dans la rue.

J’ai pourtant essayé de lui soutirer des paroles réconfortantes, de lui faire dire que tous les cas de césarienne sur utérus cicatriciel ne se terminent pas nécessairement par une hystérectomie. Mais elle semblait plus soucieuse de s’assurer que j’avais bien compris les risques plutôt que de me rassurer sur les solutions possibles.

Après un parcours chaotique et difficile comme le nôtre, et comme beaucoup de couples confrontés à la PMA, on ne s’attend pas à un tel acharnement à quelques semaines du plus beau jour de notre vie.

Alors je relativise et je me dis que sous cette maladresse, se cache un médecin compétent et une équipe qui saura m’opérer pour donner naissance à mon bébé en pleine forme tout en conservant mon utérus afin de me laisser une chance d’avoir un deuxième enfant.

J’ai prévu de sensibiliser les médecins sur cette volonté. Pour le reste, j’ai décidé de leur faire confiance et de visualiser le positif jusqu’au jour J.

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07 juin 2020 – Nous sommes toutes mamans

En ce jour de la fête des mères, je pense d’abord à ma maman bien sûr, celle qui m’a donné la vie et sans qui je ne serais pas là aujourd’hui.

Je pense aussi à toutes celles qui sont enceintes et qui s’apprêtent à vivre ou revivre un voyage extraordinaire au cœur des émotions les plus fortes qu’une femme puisse expérimenter.

Je pense enfin à toutes celles qui se sentent mères, qui se veulent mères, qui espèrent devenir mères un jour avec tellement d’intensité qu’elles surmontent sans sourciller les épreuves de la PMA, des traitements lourds et des interventions à répétition. A toutes ces femmes, je leur dis qu’elles sont déjà des mamans. Car quand on donne autant de soi, quand on met autant de cœur à l’ouvrage, quand on s’inflige autant de douleur dans l’espoir de tenir un jour un petit être dans ses bras, on ne peut qu’être maman déjà. Dans l’état d’esprit en tous cas.

Être mère, c’est avoir un amour inconditionnel pour son enfant, c’est être là quand il en a besoin, c’est ne jamais baisser les bras pour l’accompagner dans les épreuves de la vie. Être mère c’est être une battante, une lionne, une louve, une protectrice. Ce que nous sommes déjà, à travers notre parcours de PMA.

Alors oui, femmes de PMA, je vous le dis : maman vous l’êtes déjà. Et c’est ce qui fera de vous une femme extraordinaire aux yeux de vos enfants quand ils seront enfin là.

BONNE FETE A TOUTES.

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20 mars 2020 – Une Corona? Ou pas…

Une première grossesse est un moment particulier, comme suspendu dans le temps, surtout après moults échecs de FIV et plusieurs années d’attente.

Mais quand cette dernière est perturbée par un virus faisant des milliers de morts et nous contraignant à rester confinés chez nous, on se dit plusieurs choses.

En premier lieu on voit le verre à moitié vide, on s’apitoie sur notre sort ne voyant que les risques encourus après tant d’obstacles déjà surmontés. A date on n’a aucun recul concernant l’impact de ce virus sur les femmes enceintes, si ce n’est que selon les cas observés, le fœtus ne serait pas touché même si la mère venait à être contaminée. Seul bémol, une femme enceinte est beaucoup plus vite essoufflée qu’une personne lambda, surtout à partir du 2ème trimestre de grossesse. Si on ajoute à cela un virus générant une détresse respiratoire, on ne peut que s’inquiéter des dégâts potentiellement causés sur elle et son bébé. A cela s’additionne l’inquiétude pour nos proches et surtout nos parents et grands-parents et on en vient à la conclusion qu’on n’a vraiment pas de bol et que le sort s’acharne sur nous. On a tellement attendu ces 9 mois, pourquoi donc nous le gâcher ? Pourquoi attendre cette période pour frapper l’humanité d’une pandémie inédite ?

Le confinement nous semble alors le meilleur moyen pour gagner en sérénité : on évite tout risque de contamination pour soi, son bébé, ses proches et tout le personnel hospitalier; on peut télétravailler et donc éviter tout déplacement souvent épuisant à partir du 2ème trimestre ; on profite de son homme, lui aussi enfermé à nos côtés, lui permettant de profiter pleinement de cette grossesse tant désirée ; et on remercie mère nature de nous avoir octroyé le soleil dans cette punition amplement méritée.

Finalement, on se dit que si cette crise inédite permet à l’Homme de prendre conscience de son impact sur l’écosystème et donc sur sa survie, que cela lui permet de changer son comportement à l’avenir en limitant la surconsommation et en respectant son environnement, on a une chance pour que notre enfant naisse dans des conditions plus optimales qu’actuellement. Alors on relativise et on se responsabilise en restant bien gentiment chez soi, le temps que mère nature se calme et que nous apprenions les enseignements de cet arrêt dans le temps.

Je profite de ce billet pour remercier chaleureusement tout le personnel hospitalier qui réalise un travail remarquable en cette période de crise sanitaire inédite. Merci également à tous ceux qui contribuent à ce que nous ne soyons pas en pénurie dans les surfaces alimentaires ou encore dans les pharmacies. Tout simplement MERCI.

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27 février 2020 – Parfait

 

Lors de mon RDV avec la sage-femme il y a quinze jours, j’ai demandé à voir mon bébé. Il va bien.
Lors de mon RDV mensuel avec mon gynécologue il y a une semaine, j’ai demandé à revoir mon bébé. Il va bien.

Il est même « parfait ».

Parfait. C’est un mot que je n’ai jamais eu l’occasion d’entendre concernant mes attributs gynécologiques. Au-delà du petit être que je vois s’agiter sur l’écran devant moi, je ne parviens pas à m’ôter du crâne cette parole ô combien réconfortante. C’est probablement la première grande parole optimiste de mon médecin depuis le début de mon périple. Alors je le savoure. Tandis qu’il continue de mesurer le crâne de mon enfant, qu’il valide sa taille en fonction de la courbe de croissance normale d’un fœtus, je me retrouve plongée dans une plénitude inédite.

Cette plénitude ne me quitte plus depuis. Pourvu que cela dure.

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29 janvier 2020 – Des mots sur des maux

C’est étrange parfois la façon dont on peut broyer du noir alors que tout semble nous sourire. Comme si les épreuves passées étaient indélébiles et avaient imprimé en nous l’habitude de la chute.

Malgré avoir vu mon bébé à l’échographie, malgré avoir passé le stade important du 1er trimestre de grossesse, je ne peux m’empêcher de penser que quelque chose de grave peut arriver.

Je n’ai toujours pas reçu les résultats du DPNI et j’angoisse ; je sens beaucoup moins les symptômes de la grossesse et je me dis que je suis en train de faire une fausse couche ; j’ai perdu du poids et je me dis que c’est mauvais signe. Comme si je n’avais pas le droit à ce bonheur. Comme si je m’étais conditionnée à ce que cela ne m’arrive jamais. Comme si les thérapies effectuées n’avaient eu aucun effet sur moi.

Les croyances limitantes que l’on m’a inculquées depuis que je suis petite ne me quittent pas malgré tous les efforts que je peux mettre au quotidien pour les balayer.

Je vois la sage-femme demain, peut-être saura t-elle me rassurer.

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17 janvier 2020 – Trisomie et DPNI

 

Le verdict est tombé. Mon résultat du Test des marqueurs de la Trisomie 21 est de 1/574. J’ai un risque sur 574 d’être enceinte d’un bébé trisomique. Cela ne veut rien dire pour moi, si ce n’est qu’à première vue j’ai statistiquement peu de risques d’être confrontée à ce genre de problème.

Oui mais… C’était avant que mon gynécologue ne m’explique que je suis dans la zone grise. Celle où je n’ai pas de risque élevé d’avoir un enfant atteint du syndrome de Down mais où le risque est intermédiaire, ceci nécessitant une analyse complémentaire appelée DPNI (dépistage Prénatal Non Invasif). Ce dernier est une prise de sang qui permettra de déterminer à 99,6% si oui ou non je suis enceinte d’un enfant trisomique.

Etant peu rassurée, mon médecin m’explique qu’il y a moins de deux ans, lorsque le taux du 1er dépistage était inférieur à 1/250 (1/574 étant inférieur donc), tout risque était écarté. Les progrès ayant évolué, ils estiment aujourd’hui qu’inférieur à 1/1000 un test complémentaire doit être réalisé.

Une nouvelle attente interminable, une nouvelle mise en apnée, une nouvelle épreuve à surmonter. Bien que tous les signaux soient au vert pour que tout aille bien, je ne peux qu’angoisser à l’idée que le chemin parcouru soit vain et que les difficultés surmontées ne soient peut-être pas derrière nous.

Résultats finaux sous une quinzaine de jours. Jusqu’à une nouvelle épreuve dans cette longue course pour devenir maman.

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15 janvier 2020 – Rien ne sert de courir

La délivrance fait place à d’autres doutes, toujours. Nous avons eu l’échographie du 1er trimestre et tout va bien. Nous l’avons vu bouger, se toucher le nez, agiter ses petits doigts, se retourner, et tout ça devant un écran en noir et blanc. On l’imagine déjà grand tellement les images zoomées trompent notre œil novice, mais il ne fait que la taille d’une prune : 5,5cm.

C’était déjà si inespéré qu’on en reste bouche bée, la larme à l’œil et le souffle coupé. Je suis autorisée à arrêter mon traitement, enfin. Je vais pouvoir retrouver un rythme de vie normal, sans avoir à m’enfermer aux toilettes pour m’injecter ma dose quotidienne ou trimballer dans mon sac ma trousse à pharmacie débordante de pilules en tous genres.

On souffle à peine qu’une prochaine étape incontournable se présente à nous : le Test pour détecter la trisomie 21. Résultats disponibles dans quelques jours, on se remet dans un état d’esprit combatif, on serre les dents et les coudes et on ne baisse pas la garde. Chaque étape est une victoire, succédant à des jours d’attente et de doute insupportables.

Alors on marche un pas après l’autre, on avance gentiment, on décroche chaque médaille avec modestie et on attend ce jour où on pourra enfin te serrer dans nos bras. Et on sait que ce jour-là, d’autres doutes et d’autres craintes nous envahirons, cela deviendra notre quotidien et notre bonheur enfin.

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24 décembre 2019 – Blocus

En cette veille de noël et de fêtes en famille synonyme de repas conviviaux, mon corps ne peut plus rien ingérer.

Le miracle de la FIV renferme également son lot de surprises durant le 1er trimestre de grossesse : outre le traitement à base d’ovules, de comprimés et de piqûres quotidiennes de progestérone ; outre les sautes d’humeur, les bouffées de chaleur ou à l’inverse le froid qui gagne les entrailles générant frissons et extrémités glacées, il y a une chose à laquelle on s’attend moins et qu’au final on devrait redouter plus que tout : la constipation.

La prise en forte quantité de progestérone durant une durée prolongée est coupable de ce mal invivable. On s’inflige alors un traitement complémentaire à base d’un litre d’Hépar par jour, de fruits, de légumes et de suppositoires à la glycérine. Ces derniers qui mettent habituellement 15 minutes pour faire effet, prennent aujourd’hui une demi-journée voire une journée quand il ne faut pas en prendre deux pour arriver à bout de ce ventre gonflé non par le fœtus mais par l’accumulation des aliments ingérés et non évacués.

Ce sujet devient LA priorité. La première question que vous vous posez au saut du lit le matin : « vais-je me délivrer aujourd’hui ? » est un mantra qui ne vous quitte pas. Cela devient une obsession, votre sujet de conversation favori. Vous en venez à envier les autres de se délester aussi facilement de leur repas de la veille.

Pas très glamour me direz-vous. Le glamour viendra quand ce beau bébé sera dans mes bras. En attendant j’accepte et je fais de mon mieux pour vivre sereinement cette grossesse, en attendant avec hâte la fin de ce 1er trimestre et donc de mon traitement.

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13 décembre 2019 – Junky bis

Après moult péripéties afin de pouvoir enfin lire un test de grossesse positif, voilà que le médicament que je m’injecte tous les jours est en rupture de stock.

S’ensuit une course folle à la recherche d’une pharmacie qui en aura en réserve, depuis Nantes jusqu’à Paris en passant par Marseille où je suis allée pour des raisons professionnelles. Impossible de mettre la main sur ma drogue. La rupture est nationale, les stocks ont été pillés par les autres femmes plus prévenantes que moi.

Mes tempes commencent à cogner, mon pouls s’emballe, les larmes sont au bord de mes yeux et je me dis que je ne suis pas arrivée jusque là pour subir un nouvel échec. Pas à cause d’un laboratoire pharmaceutique qui n’a pas su gérer sa production. Telle une junky, j’appelle tous les jours les pharmacies de mon voisinage pour faire un état des lieux. En vain.

Je croise les doigts, je serre les dents et le périnée, je parle tous les jours à mon bébé pour qu’il s’accroche, je lui donne ma force et mon repos pour qu’il reste au chaud avec moi.

Le progiron revient peu à peu en circulation après une semaine de pénurie. L’échographie de la 6ème semaine est positive : il est toujours là, son cœur bas de façon régulière et il évolue correctement. La victoire est encore loin mais la route s’éclaircit peu à peu et je suis aujourd’hui convaincue que ma petite myrtille (taille du fœtus à 6 semaines de grossesse) a envie de rester au chaud pour découvrir dans 8 mois ce monde merveilleux quelles que soient les épreuves qui seront mises sur notre chemin.

L’optimisme me gagne enfin et cela fait du bien.