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Evènement « Désir d’enfant » les 5 & 6 septembre 2020 à Paris

Les 5 & 6 septembre prochains aura lieu un salon d’information national sur la fertilité à l’Espace Champerret à Paris.

Cet évènement est gratuit et destiné à tous ceux qui souhaitent fonder ou agrandir leur famille. Vous y trouverez des conférenciers et des spécialistes qui exploreront différents thèmes, de la PMA à l’endométriose en passant par toutes les problématiques liées à l’infertilité ainsi que les solutions adaptées.

Pour avoir de plus amples informations sur l’évènement: https://www.desirdenfant.fr/

Pour accéder directement au programme: https://www.desirdenfant.fr/programme/

Pour télécharger vos entrées gratuites: https://www.desirdenfant.fr/inscription-evenement-fertilite-france/

A bientôt,

Amélie.

 

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Corona (Covid 19) & PMA, cela ne rime pas…

Alors que vous pensiez pouvoir débuter ou continuer votre processus de PMA en 2020, voilà qu’une pandémie vient mettre son grain de sel dans tout ça.

Le Coronavirus ou Covid 19, virus sur lequel les médecins ont aujourd’hui encore peu de recul et apprennent à connaître ses spécificités jour après jour, met votre projet de bébé sur pause. Les protocoles de PMA sont en effet suspendus jusqu’à nouvel ordre car jugés non urgents dans la période de crise sanitaire actuelle. Une pause forcée, qui mine votre moral et vos espoirs de devenir maman cette année.

Voici des éléments explicatifs et des conseils pour pouvoir appréhender cette attente le plus sereinement possible :

« l’Agence de Biomédecine recommande […] le report de ces activités d’AMP pour les prises en charge qui n’ont pas encore été débutées, et ce quelle que soit la technique de procréation assistée employée.

En clair, aucune procédure de fécondation in vitro ou autre ne sera débutée en cette période de confinement et d’épidémie de coronavirus.

En revanche, “pour les patientes en cours de traitement de stimulation, non atteintes par Covid-19, il est envisageable de poursuivre celui-ci afin de congeler les ovocytes ou les embryons et reporter le transfert embryonnaire après l’épidémie”, précise l’Agence.

Évidemment, la procédure est différente si l’un des deux membres du couple en PMA, notamment la femme, présente des symptômes d’infection au coronavirus. Dans ce cas, il est recommandé autant que possible d’arrêter le traitement.

Enfin, pour ce qui est des dons d’ovocytes, là encore, l’Agence de Biomédecine conseille le report, pour éviter une stimulation ovarienne en période d’épidémie. Même chose pour le recueil de spermatozoïdes.

Les procédures de préservation de la fertilité, qui consistent à prélever des ovocytes après stimulation pour les congeler, ne doivent être maintenues qu’en cas d’urgence, notamment dans le cas d’un traitement contre le cancer.

Pour l’Agence de Biomédecine, le but est simplement de “réduire le nombre de femmes exposées au Covid-19 en cours de stimulation et en début de grossesse”. » (Source www.parents.fr – article du 18/03/2020).

Dans ce contexte, certains couples se voient anéantis et envahis par la peur de ne pas devenir parents. Des épreuves subies car non choisies qui peuvent être surmontées par différentes méthodes efficaces, même en période de confinement :

  • Les médecines douces (voir article https://unbebesvp.com/les-medecines-douces-comme-facilitateur-a-la-procreation/) : même si consulter un praticien en présentiel est en ce moment compromis, certains pratiquent la téléconsultation ou l’Accompagnement téléphonique (les coachs notamment). C’est un des moyens les plus efficace pour traverser des épreuves inattendues. Extérioriser vos peurs et vos doutes vous permettra de gagner en sérénité jusqu’à la reprise de votre traitement une fois le confinement levé.
  • La cohérence cardiaque: quelques minutes plusieurs fois par jour (idéalement 3 fois par jour) suffisent pour réguler le rythme de votre cœur et réduire ainsi stress et anxiété. Les bienfaits d’une séance durent en moyenne 5 heures. Isolez-vous dans un endroit au calme, asseyez-vous confortablement et laissez-vous aller à ces exercices de respiration. En voici un que j’aime beaucoup : https://youtu.be/_mn04Wc-X3o
  • La visualisation: Quand vous commencez à broyer du noir et à sentir monter l’anxiété, la visualisation positive est une méthode efficace pour éradiquer les pensées parasites qui vous minent le moral. L’idéal est de pratiquer la visualisation après ou pendant la cohérence cardiaque. En fermant les yeux, vous pouvez vous imaginer après le confinement, une fois que la vie aura repris son cours ; vous êtes chez vous et vous découvrez avec euphorie le résultat positif d’un Test de grossesse. Vous pouvez aussi vous visualiser à plus long terme, un bébé dans les bras. Visualisez l’instant le plus précisément possible, dans le moindre détail et en ressentant toutes les manifestations physiques (vos 5 sens). L’objectif est que votre cerveau ne fasse plus la différence entre le réel et cet exercice de visualisation. Ainsi, il se met sur un mode optimiste pour que vous puissiez retrouver Bien-être et confiance dans l’Avenir.
  • Le soutien au sein du couple: Le temps du confinement est une parenthèse dans votre vie de couple dont il est intéressant d’en tirer tous les bénéfices. Profitez-en pour vous adonner à des activités en duo que nous n’avez pas le temps de faire habituellement : regarder une série, faire du bricolage, changer la déco, jouer à des jeux de société, faire du sport etc. Cela renforcera les liens de votre couple et votre motivation lors de la reprise du protocole de PMA.

Lien vers l’article Parents.fr :

https://www.parents.fr/actualites/envie-de-bebe/pma-fiv-et-coronavirus-les-recommandations-officielles-des-gynecologues-432848

 

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Les médecines douces, des facilitateurs à la procréation

 

Voici l’extrait d’un article intéressant en date du 28 septembre 2018:

« Mieux supporter les traitements, gérer les montagnes russes émotionnelles, se réconsilier avec son corps. Les médecines douces peuvent aider les couples en parcours de PMA. Comment choisir la méthode qui convient le mieux? […]

Acupuncture: [Pour] celles qui sentent que les traitements pèsent sur leur vie quotidienne. Stress, troubles du sommeil, prise de poids, l’acupuncture permet de réduire les désagréments annexes. […] Son efficacité n’est optimale qu’au bout de plusieurs mois. […] De fines aiguilles sont introduites sur la peau, au niveau des points d’énergie. […] Cette technique manuelle pourrait avoir une efficacité sur les troubles de l’ovulation et sur la muqueuse utérine. Elle aurait également une utilité dans l’infertilité masculine en améliorant la qualité et la mobilité des spermatozoïdes.

Ostéopathie: [Pour] celles qui aiment avoir des résultats rapides et visibles […] L’ostéopathie est une technique manuelle basée sur les manipulations. Cette thérapie permet de travailler sur la mobilité des organes, notamment du bassin. Elle aide à redonner de la souplesse au périnée et aux organes génitaux.

Sophrologie: [Pour] celles qui ont déjà subit des échecs et qui doutent, celles qui anticipent un peu trop chaque étape. La sophrologie aide à désamorcer le stress, provoqué par les traitements […] Cette méthode psychocorporelle permet de se réapproprier son corps malmené par les traitements. Avec des exercices de visualisation, de respiration, de pensée positive, la sophrologie invite à la détente. Son gros avantage en PMA: fournir une boîte à outils de gestion du stress, que la femme peut mobiliser quand elle en a besoin […]

L’hypnose: [Pour] celles qui ont des angoisses, des blocages et qui ont des difficultés à les verbaliser. L’hypnose peut être une aide précieuse pour les femmes qui ont subi un traumatisme (accouchement difficile, maltraitances…) […] Guidée par la voix du thérapeute, la patiente se laisse aller et perd le contrôle. Elle se détend et peut visualiser le nid prêt à accueillir l’embryon. Une étude israélienne a montré que l’utilisation de l’hypnose pendant le transfert d’embryons pourrait améliorer les résultats d’un traitement, sur les taux d’implantation et de grossesse.

La psychologie ou le coaching permettent de libérer la parole. Le psychologue fournit une aide au long cours pour mieux comprendre des blocages liés à l’enfance et réfléchir sur la maternité […] Le coach, quant à lui, fournit des outils pour changer son comportement dans le présent […] »

Pour accéder à l’article dans sa totalité: https://www.femmeactuelle.fr/enfant/grossesse/pma-mettre-toutes-les-chances-de-son-cote-avec-les-medecines-douces-2069916

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Les bienfaits du rire face à la FIV

Cet article date, certes, de 2011 mais les bienfaits du rire restent d’actualité. En voici un extrait:

« Une étude menée par les scientifiques de l’Assaf Harofeh Medical Center à Tel Aviv en Israël l’a prouvé par A+B: […] L’étude a été réalisée sur 219 femmes en cours de FIV. Juste après l’implantation de l’embryon dans leur utérus, la moitié de ces femmes a reçu la visite d’un clown, formé pour l’occasion par le médecin en charge de l’étude, Shevach Friedler. Quinze minutes seulement, au cours desquelles des blagues, des tours de magie et d’autres clowneries se sont succédé pour (re)donner le sourire aux futures mères (du moins à celles qui ne sont pas atteintes de coulrophobie…).

Selon les résultats parus dans la revue Fertility and Sterility, au total, 20,2 % des femmes n’ayant pas bénéficié des plaisanteries du clown sont tombées enceintes suite à la FIV, un chiffre en accord avec les statistiques globales de la méthode. Très bonne surprise en ce qui concerne le groupe des femmes qui ont ri juste après l’implantation de l’embryon : le chiffre monte à 36,4 % de réussite !

Un dispositif antistress : La différence est sans ambiguïté, indiquant que le rire a bel et bien une forte influence sur le taux de réussite des FIV. Si le mécanisme physiologique n’a pas été déterminé par cette étude, il semble clair que le rôle antistress du rire ne soit pas étranger à ce phénomène. Le stress accumulé au cours du long processus de procréation médicalement assistée et l’incertitude quant à sa finalité, serait à l’origine de la synthèse d’hormones (cortisol, adrénaline, noradrénaline) néfastes à l’implantation de l’embryon ».

Pour lire l’article dans sa totalité: https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-reussir-fiv-mieux-vaut-rire-27969/

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Témoignages

2 mars 2020 – Sylvie

Peux-tu nous expliquer pourquoi tu as dû avoir recours à la PMA ?

Lorsque mon mari et moi avions décidé d’avoir un enfant, nous ne pensions pas que cela prendrait autant de temps. J’étais jeune à l’époque, j’avais 22 ans et ma gynécologue ne semblait pas inquiète de la situation. D’après elle, cela pouvait parfois prendre du temps et étant donné mon âge et les résultats de mes différents examens gynécologiques, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.

Au bout de 2 ans je n’étais toujours pas enceinte et je commençais à m’impatienter. Un soir, j’ai reçu une cliente dans mon salon de coiffure, elle était enceinte et était tellement heureuse qu’elle s’est livrée à moi sur son parcours plutôt atypique pour l’époque. C’était il y a 26 ans et la PMA était peu répandue et surtout assez taboue. Comme nous étions seules, elle m’a tout raconté et m’a donné le nom de son médecin.

C’est à cet instant que je décidai d’aller le consulter à l’hôpital Port Royal, à Paris. Mon mari et moi avons commencé ce processus par une longue série d’examens dont un spermogramme pour lui et c’est là que nous avons découvert un déficit de son côté.

Mon parcours a débuté par une insémination. Je suis tombée enceinte tout de suite mais au bout de 2 mois j’ai fait une fausse couche. A partir de là, les internes ont pris le relai et plus aucune insémination n’a fonctionné. Ça a été la descente aux enfers car chaque intervention réalisée me générait beaucoup de souffrances.

Combien de temps a duré ton parcours de PMA (combien de tentatives) ?

En tout j’ai eu 6 inséminations, sans succès. Il a donc été décidé de pratiquer une FIV qui me promettait plus de chances de succès. Mais là encore, les tentatives furent vaines.

Lors de la 1ère FIV il n’y a eu aucun transfert d’embryon, ça n’avait pas pris. Pour la 2ème FIV, 2 œufs de 48h m’ont été transférés. Des embryons de 2 jours c’est très jeune mais les médecins avaient remarqué qu’ils n’étaient plus viables au-delà de ce délai et donc au lieu de les perdre ils ont préféré leur donner une chance de survie en me les transférant au plus tôt. Sans succès encore une fois.

Cela faisait bientôt 8 ans que j’essayais de tomber enceinte et 6 ans que j’avais commencé le protocole de PMA. J’étais fatiguée moralement et physiquement. Je trouvais aussi que la prise en charge par les internes à l’hôpital laissait à désirer. Les interventions étaient douloureuses et j’avais l’impression que cela ne dérangeait personne.

J’étais sur le point d’abandonner quand je décidai d’aller voir ma gynécologue une dernière fois, pour un bilan. Lors de cet échange, elle me proposa une dernière insémination avant de passer à une autre technique, nommé ICSI* (FIV avec micro-injection intracytoplasmique). Je n’étais plus motivée pour recommencer un nouveau protocole et sans les encouragements de mon mari, je n’aurais sûrement pas accepté de faire cette dernière insémination en 1998. J’avais 30 ans et je suis tombée enceinte de jumeaux. Je ne remercierai jamais assez ma gynécologue qui a été très douce, contrairement aux expériences que j’avais eues à la clinique.

Où en es-tu aujourd’hui ?

J’ai 50 ans et mon fils vient d’en avoir 20. Son frère jumeau est décédé d’une méningite à l’âge de 4 ans. Je pense que cela a généré un manque chez lui et quand, à l’âge de 6 ans, il m’a demandé de lui faire un petit frère ou une petite sœur, je n’ai pas pu refuser. Mon mari y était également favorable.

Nous savions tous deux ce que cela représentait pour moi en termes de traitements et de souffrances. J’ai accepté d’essayer à condition de ne pas rentrer de nouveau dans un processus de PMA. Ce serait un enfant conçu naturellement ou rien. Au bout de quelques mois improductifs, je suis retournée voir mon médecin, pour un simple check. J’étais enceinte de jumeaux, j’avais 37 ans.

Aujourd’hui j’ai 3 beaux garçons. Mes deux derniers ont 13 ans.

Selon toi, pourquoi est-ce que cela a fonctionné au bout de tant de temps ?

Déjà, je pense que l’aspect psychologique joue beaucoup. Sans le soutien moral de mon mari je ne serais pas allée au bout et j’aurais arrêté d’y croire. Ce qui est également marquant c’est que pour ma 2ème grossesse, j’étais beaucoup moins stressée car nous étions déjà parents et bizarrement je suis tombée enceinte naturellement. Le lâcher prise a été bénéfique.

Ensuite, le praticien joue aussi beaucoup dans la réussite du projet. Si on ne se sent pas soutenu ni accompagné, cela ne fonctionne pas. J’en suis convaincue. Il faut se sentir en confiance face à quelqu’un de consciencieux et d’humain.

Qu’est-ce qui a été le plus marquant pour toi dans ce processus ?

L’importance de la cohésion de couple. Le parcours de PMA nous a énormément soudés mon mari et moi. C’est lui qui me faisait mes piqûres car cela lui permettait de participer activement à la mise au monde de notre bébé. Malgré les souffrances encourues, la PMA nous a beaucoup rapprochés et sans son soutien je ne serais sûrement pas maman aujourd’hui.

Au-delà de ça, la prise en charge peu « humaine » à l’hôpital m’a aussi beaucoup marquée. J’avais le sentiment que pour les internes c’était la routine alors que pour moi, c’était mon futur bébé qu’on m’inséminait ! Je souffrais à chaque intervention sans que cela ne semble déranger qui que ce soit. Je me souviens d’une fois où l’interne qui me faisait l’insémination racontait à ses collègues ce qu’il avait déjeuné à midi…

As-tu eu recours à des techniques complémentaires ? (Psychothérapie, Médecines douces, autres…)

Non. Cela ne se faisait pas à l’époque. Si c’était aujourd’hui, je ferais appel aux médecines douces sans hésiter.

Quel est le conseil que tu peux donner aujourd’hui aux femmes qui ont des difficultés à avoir un enfant ?

Je leur conseillerais de ne pas lâcher, d’être patiente et de ne pas y penser même si je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Je leur dirais aussi de ne pas hésiter à parler à des gens compétents comme des thérapeutes pour se libérer l’esprit et d’essayer les médecines douces, les massages ou encore le yoga pour apaiser le corps qui est mis à rude épreuve.

As-tu une anecdote à partager sur ton parcours en PMA qui pourra donner le sourire à ces femmes ?

La veille de ma dernière insémination, mon mari m’a fait la piqûre à un mariage. Nous étions aux WC. Il avait tellement pris l’habitude de les faire que cela ne nous a posé aucun problème même si c’était quand même assez insolite comme endroit. Nous en rions aujourd’hui car c’est cette dernière piqûre qui m’a permis de tomber enceinte la première fois !

Tu as carte blanche pour exprimer tout ce dont tu as envie au sujet de la PMA et de ton expérience. Que souhaites-tu dire ?

J’aimerais ajouter qu’au-delà de la souffrance endurée par les femmes lors d’un processus de PMA, celle des hommes est aussi à prendre en compte. On a tendance à les laisser de côté car on part du principe que ce ne sont pas eux qui subissent les traitements. Mais ils ont autant besoin que nous d’être accompagnés. Ils veulent autant que nous devenir parent et se sentent souvent impuissants car incapables physiquement de nous venir en aide. Avec du recul, je réalise à quel point cela a dû être difficile pour mon mari de trouver sa place dans ce processus.

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20 mars 2020 – Une Corona? Ou pas…

Une première grossesse est un moment particulier, comme suspendu dans le temps, surtout après moults échecs de FIV et plusieurs années d’attente.

Mais quand cette dernière est perturbée par un virus faisant des milliers de morts et nous contraignant à rester confinés chez nous, on se dit plusieurs choses.

En premier lieu on voit le verre à moitié vide, on s’apitoie sur notre sort ne voyant que les risques encourus après tant d’obstacles déjà surmontés. A date on n’a aucun recul concernant l’impact de ce virus sur les femmes enceintes, si ce n’est que selon les cas observés, le fœtus ne serait pas touché même si la mère venait à être contaminée. Seul bémol, une femme enceinte est beaucoup plus vite essoufflée qu’une personne lambda, surtout à partir du 2ème trimestre de grossesse. Si on ajoute à cela un virus générant une détresse respiratoire, on ne peut que s’inquiéter des dégâts potentiellement causés sur elle et son bébé. A cela s’additionne l’inquiétude pour nos proches et surtout nos parents et grands-parents et on en vient à la conclusion qu’on n’a vraiment pas de bol et que le sort s’acharne sur nous. On a tellement attendu ces 9 mois, pourquoi donc nous le gâcher ? Pourquoi attendre cette période pour frapper l’humanité d’une pandémie inédite ?

Le confinement nous semble alors le meilleur moyen pour gagner en sérénité : on évite tout risque de contamination pour soi, son bébé, ses proches et tout le personnel hospitalier; on peut télétravailler et donc éviter tout déplacement souvent épuisant à partir du 2ème trimestre ; on profite de son homme, lui aussi enfermé à nos côtés, lui permettant de profiter pleinement de cette grossesse tant désirée ; et on remercie mère nature de nous avoir octroyé le soleil dans cette punition amplement méritée.

Finalement, on se dit que si cette crise inédite permet à l’Homme de prendre conscience de son impact sur l’écosystème et donc sur sa survie, que cela lui permet de changer son comportement à l’avenir en limitant la surconsommation et en respectant son environnement, on a une chance pour que notre enfant naisse dans des conditions plus optimales qu’actuellement. Alors on relativise et on se responsabilise en restant bien gentiment chez soi, le temps que mère nature se calme et que nous apprenions les enseignements de cet arrêt dans le temps.

Je profite de ce billet pour remercier chaleureusement tout le personnel hospitalier qui réalise un travail remarquable en cette période de crise sanitaire inédite. Merci également à tous ceux qui contribuent à ce que nous ne soyons pas en pénurie dans les surfaces alimentaires ou encore dans les pharmacies. Tout simplement MERCI.

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27 février 2020 – Parfait

 

Lors de mon RDV avec la sage-femme il y a quinze jours, j’ai demandé à voir mon bébé. Il va bien.
Lors de mon RDV mensuel avec mon gynécologue il y a une semaine, j’ai demandé à revoir mon bébé. Il va bien.

Il est même « parfait ».

Parfait. C’est un mot que je n’ai jamais eu l’occasion d’entendre concernant mes attributs gynécologiques. Au-delà du petit être que je vois s’agiter sur l’écran devant moi, je ne parviens pas à m’ôter du crâne cette parole ô combien réconfortante. C’est probablement la première grande parole optimiste de mon médecin depuis le début de mon périple. Alors je le savoure. Tandis qu’il continue de mesurer le crâne de mon enfant, qu’il valide sa taille en fonction de la courbe de croissance normale d’un fœtus, je me retrouve plongée dans une plénitude inédite.

Cette plénitude ne me quitte plus depuis. Pourvu que cela dure.

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29 janvier 2020 – Des mots sur des maux

C’est étrange parfois la façon dont on peut broyer du noir alors que tout semble nous sourire. Comme si les épreuves passées étaient indélébiles et avaient imprimé en nous l’habitude de la chute.

Malgré avoir vu mon bébé à l’échographie, malgré avoir passé le stade important du 1er trimestre de grossesse, je ne peux m’empêcher de penser que quelque chose de grave peut arriver.

Je n’ai toujours pas reçu les résultats du DPNI et j’angoisse ; je sens beaucoup moins les symptômes de la grossesse et je me dis que je suis en train de faire une fausse couche ; j’ai perdu du poids et je me dis que c’est mauvais signe. Comme si je n’avais pas le droit à ce bonheur. Comme si je m’étais conditionnée à ce que cela ne m’arrive jamais. Comme si les thérapies effectuées n’avaient eu aucun effet sur moi.

Les croyances limitantes que l’on m’a inculquées depuis que je suis petite ne me quittent pas malgré tous les efforts que je peux mettre au quotidien pour les balayer.

Je vois la sage-femme demain, peut-être saura t-elle me rassurer.

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17 janvier 2020 – Trisomie et DPNI

 

Le verdict est tombé. Mon résultat du Test des marqueurs de la Trisomie 21 est de 1/574. J’ai un risque sur 574 d’être enceinte d’un bébé trisomique. Cela ne veut rien dire pour moi, si ce n’est qu’à première vue j’ai statistiquement peu de risques d’être confrontée à ce genre de problème.

Oui mais… C’était avant que mon gynécologue ne m’explique que je suis dans la zone grise. Celle où je n’ai pas de risque élevé d’avoir un enfant atteint du syndrome de Down mais où le risque est intermédiaire, ceci nécessitant une analyse complémentaire appelée DPNI (dépistage Prénatal Non Invasif). Ce dernier est une prise de sang qui permettra de déterminer à 99,6% si oui ou non je suis enceinte d’un enfant trisomique.

Etant peu rassurée, mon médecin m’explique qu’il y a moins de deux ans, lorsque le taux du 1er dépistage était inférieur à 1/250 (1/574 étant inférieur donc), tout risque était écarté. Les progrès ayant évolué, ils estiment aujourd’hui qu’inférieur à 1/1000 un test complémentaire doit être réalisé.

Une nouvelle attente interminable, une nouvelle mise en apnée, une nouvelle épreuve à surmonter. Bien que tous les signaux soient au vert pour que tout aille bien, je ne peux qu’angoisser à l’idée que le chemin parcouru soit vain et que les difficultés surmontées ne soient peut-être pas derrière nous.

Résultats finaux sous une quinzaine de jours. Jusqu’à une nouvelle épreuve dans cette longue course pour devenir maman.

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15 janvier 2020 – Rien ne sert de courir

La délivrance fait place à d’autres doutes, toujours. Nous avons eu l’échographie du 1er trimestre et tout va bien. Nous l’avons vu bouger, se toucher le nez, agiter ses petits doigts, se retourner, et tout ça devant un écran en noir et blanc. On l’imagine déjà grand tellement les images zoomées trompent notre œil novice, mais il ne fait que la taille d’une prune : 5,5cm.

C’était déjà si inespéré qu’on en reste bouche bée, la larme à l’œil et le souffle coupé. Je suis autorisée à arrêter mon traitement, enfin. Je vais pouvoir retrouver un rythme de vie normal, sans avoir à m’enfermer aux toilettes pour m’injecter ma dose quotidienne ou trimballer dans mon sac ma trousse à pharmacie débordante de pilules en tous genres.

On souffle à peine qu’une prochaine étape incontournable se présente à nous : le Test pour détecter la trisomie 21. Résultats disponibles dans quelques jours, on se remet dans un état d’esprit combatif, on serre les dents et les coudes et on ne baisse pas la garde. Chaque étape est une victoire, succédant à des jours d’attente et de doute insupportables.

Alors on marche un pas après l’autre, on avance gentiment, on décroche chaque médaille avec modestie et on attend ce jour où on pourra enfin te serrer dans nos bras. Et on sait que ce jour-là, d’autres doutes et d’autres craintes nous envahirons, cela deviendra notre quotidien et notre bonheur enfin.