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29 janvier 2020 – Des mots sur des maux

C’est étrange parfois la façon dont on peut broyer du noir alors que tout semble nous sourire. Comme si les épreuves passées étaient indélébiles et avaient imprimé en nous l’habitude de la chute.

Malgré avoir vu mon bébé à l’échographie, malgré avoir passé le stade important du 1er trimestre de grossesse, je ne peux m’empêcher de penser que quelque chose de grave peut arriver.

Je n’ai toujours pas reçu les résultats du DPNI et j’angoisse ; je sens beaucoup moins les symptômes de la grossesse et je me dis que je suis en train de faire une fausse couche ; j’ai perdu du poids et je me dis que c’est mauvais signe. Comme si je n’avais pas le droit à ce bonheur. Comme si je m’étais conditionnée à ce que cela ne m’arrive jamais. Comme si les thérapies effectuées n’avaient eu aucun effet sur moi.

Les croyances limitantes que l’on m’a inculquées depuis que je suis petite ne me quittent pas malgré tous les efforts que je peux mettre au quotidien pour les balayer.

Je vois la sage-femme demain, peut-être saura t-elle me rassurer.