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20 mars 2020 – Une Corona? Ou pas…

Une première grossesse est un moment particulier, comme suspendu dans le temps, surtout après moults échecs de FIV et plusieurs années d’attente.

Mais quand cette dernière est perturbée par un virus faisant des milliers de morts et nous contraignant à rester confinés chez nous, on se dit plusieurs choses.

En premier lieu on voit le verre à moitié vide, on s’apitoie sur notre sort ne voyant que les risques encourus après tant d’obstacles déjà surmontés. A date on n’a aucun recul concernant l’impact de ce virus sur les femmes enceintes, si ce n’est que selon les cas observés, le fœtus ne serait pas touché même si la mère venait à être contaminée. Seul bémol, une femme enceinte est beaucoup plus vite essoufflée qu’une personne lambda, surtout à partir du 2ème trimestre de grossesse. Si on ajoute à cela un virus générant une détresse respiratoire, on ne peut que s’inquiéter des dégâts potentiellement causés sur elle et son bébé. A cela s’additionne l’inquiétude pour nos proches et surtout nos parents et grands-parents et on en vient à la conclusion qu’on n’a vraiment pas de bol et que le sort s’acharne sur nous. On a tellement attendu ces 9 mois, pourquoi donc nous le gâcher ? Pourquoi attendre cette période pour frapper l’humanité d’une pandémie inédite ?

Le confinement nous semble alors le meilleur moyen pour gagner en sérénité : on évite tout risque de contamination pour soi, son bébé, ses proches et tout le personnel hospitalier; on peut télétravailler et donc éviter tout déplacement souvent épuisant à partir du 2ème trimestre ; on profite de son homme, lui aussi enfermé à nos côtés, lui permettant de profiter pleinement de cette grossesse tant désirée ; et on remercie mère nature de nous avoir octroyé le soleil dans cette punition amplement méritée.

Finalement, on se dit que si cette crise inédite permet à l’Homme de prendre conscience de son impact sur l’écosystème et donc sur sa survie, que cela lui permet de changer son comportement à l’avenir en limitant la surconsommation et en respectant son environnement, on a une chance pour que notre enfant naisse dans des conditions plus optimales qu’actuellement. Alors on relativise et on se responsabilise en restant bien gentiment chez soi, le temps que mère nature se calme et que nous apprenions les enseignements de cet arrêt dans le temps.

Je profite de ce billet pour remercier chaleureusement tout le personnel hospitalier qui réalise un travail remarquable en cette période de crise sanitaire inédite. Merci également à tous ceux qui contribuent à ce que nous ne soyons pas en pénurie dans les surfaces alimentaires ou encore dans les pharmacies. Tout simplement MERCI.